Auteur-compositeur-interprète, la franco-sénégalaise Céline Vincent débute son parcours artistique à l’École de la Chanson de Paris (ACP) et au Cours Florent en théâtre. Pendant ce temps, elle travaille à la rédaction d’un recueil de poèmes en collaboration avec la maison d’édition Présence Africaine.
Ce qu’elle dit d’elle-même: « Le métissage planté en plein cœur, je suis portée par les eaux de la Seine et du fleuve Sénégal. Je suis, par le fait même, sensible à deux niveaux de langage au cœur desquels ma démarche artistique prend racine. L’un me porte vers des improvisations, l’autre transforme ces dernières en matière intelligible…Funambule sur deux fils qui se croisent et se décroisent, mes textes et mes musiques sont ainsi suspendus entre l’abstrait et le concret. Les paradoxes deviennent ma passion tout comme les équations non résolus de mes cours de mathématique. »
Établie à Montréal depuis bientôt treize ans, elle étudie en cinéma, travaille en montage, tout en composant de la musique dans ses temps libres. C’est dans cette ville qu’elle libère ses pulsions mélodiques. En 2005, la musique prend enfin l’avant scène avec un enregistrement de six chansons suivi de concerts au P’tit Bar et au Local de la Fanfare Pourpour (douze chansons originales). Les années suivantes sont surtout marquées par des voyages (Asie, Europe de l’est, Amérique du sud) pendant lesquels elle s’adonne à des séances d’improvisation guitare-voix. Elle complète également les deux premiers niveaux des cours de théorie musicale offerts aux activités culturelles de l’Université de Montréal.
Octobre et novembre 2008 seront riches en expériences. En effet, elle participe au lancement du recueil de poésie d’Yves Alavo au M.A.I, avec – entre autres- Nathalie Dussault et Zal Idrissa Cissoko. Elle y interprète deux poèmes de l’auteur pour lesquels elle a composé la musique. Cette expérience se répète un mois plus tard au théâtre Gésu à l’invitation de l’association Rocade. Elle partage alors également la scène avec le groupe roumain Shukar Collective pour une session d’improvisation.
On l’a retrouve également dans le projet Création Plurielle initié par l’organisme Vision Diversité et qui regroupe différents artistes. Dirigé notamment par Nicolas Jobin, elle chante entourée de Cédric Dind-Lavoie à la basse et Youri Slovak au violon; accompagne le groupe de rap Imposs; et forme un duo pour l’occasion avec la slameuse Quenn KA qu’elle accompagne à la guitare. Création Plurielle sera présenté la première fois au Palais Montcalm à Québec dans le cadre du Sommet de la Francophonie, en première partie du spectacle de la soprano Marie-Josée Lord. Deux autres représentations auront lieu lors de la 9ème édition du Festival du monde arabe (FMA) au Studio-Théâtre de la Place des Arts. Une prestation solo accompagnera cet évènement toujours dans le cadre du FMA.
En décembre 2009, un deuxième enregistrement guitare-voix est réalisé dans le studio de Claude Fradette (Epsilon + II : cinq compositions et deux improvisations). Suit en février 2010, un spectacle solo de 60 min, présenté chaque semaine au Dépanneur Café. C’est une irrésistible invitation au voyage : ses chansons en français se mêlent à des improvisations explorant un langage inventé, ainsi qu’à un son de trompette tout droit sorti de sa bouche.
Céline Vincent est actuellement en train de terminer l’enregistrement d’un EP (5 titres) avec le réalisateur et contre-bassiste Érik West-Millette (Bia, Marie Jo Thério, Thomas Hellman) qui a témoigné de l’intérêt pour son univers musical. Guillaume Bourque (saxophone), Jonathan Cayer (piano), Francis Covan (cordes), Jean-Marc Hébert (guitare), Alexis Martin (percussions) ont participé à ce projet sous les oreilles attentives et précises de l’ingénieur du son Stacy Le Gallee et d’Olaf Gundel.








